QUELQUES EXTRAITS

 

Chapitre : L’église et les bâtiments religieux

"L’église de Bézenac peut donc prétendre à une ancienneté certaine. De plus, le vocable de l’église est saint Pierre-es-liens dont le culte fut répandu aux VIe et VIIe siècles, soit aux premiers temps du christianisme en Périgord. Les églises titrées de ce saint ont été en principe construites par de grands propriétaires. On peut penser que la paroisse de Bézenac, dont le toponyme est gallo-romain, est apparue dans la première génération de création du tissu paroissial de la région. A cela il faut ajouter la présence de la villa gallo-romaine de Coustaty, à cheval sur les communes de Bézenac et de Saint-Vincent de Cosse. L’on sait que les lieux de culte chrétiens ont souvent succédé aux lieux de culte païen, en lieu et place la plupart du temps."

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"En 1841, l’abbé Vienne fait la description de l’édifice: « L’église a 39 pieds de long de la porte aux marches du sanctuaire sur 8 pieds de large. Le sanctuaire 12 pieds de long de la première marche jusqu’à l’autel, sur 15 pieds de large du plancher au pavé, 22 pieds d’élévation. Il y a deux chapelles, une de chaque côté après la balustre. La sacristie a 6 pieds et demi de large sur 7 de long. » Les modifications apportées à la fin du XIXe siècle porteront les dimensions de l’église à 22 m de long, 6,50 m de large au niveau de la nef et 10 m de large avec les chapelles."

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Délibération des habitants de Bézenac du 14 mars 1759 pour les réparations de l’église.

Grafeille, notaire "Aujourd’hui 14 du mois de mars 1759 en la ville de Saint-Cyprien en Périgord, avant midy (…) et en présence des témoins bas-nommés, ont été présents en leur personne Sr François Gorsse, syndic du fabricien de la paroisse de Bézenac, habitant du village de Quatre, paroisse dud. Bézenac assisté de la majeure partie des principaux habitants de la dite paroisse de Bézenac, d’une part

Et Guillaume Boissel, maître charpentier, habit. de la dite ville de St Cyprien d’autre part

Par le dit Sr Gorsse a esté dit que l’église de lad. paroisse de Bézenac avait besoin de beaucoup de réparations."

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Chapitre : Les tènements, lieux-dits et hameaux de Bézenac

 

Rossignol

[rruSiÈøl]. Rossinhòl en occitan. NP Rossinhòl (Rossignol).

Là où il ne reste plus aujourd’hui qu’une simple maison, il y eut un petit hameau sous l’Ancien Régime. Situé le plus au nord de la commune, à l’extrême limite des bois, Rossignol est attesté en 1493. Y habitent un certain Jean Leynarie[1] en 1678 ainsi que Catherine Esclarmonde. Puis au cours du XVIIIe siècle, au moins deux familles cohabitent : les Redon, Jean Escudier, journalier en 1738, Jean Labatut, époux d’une Escudier, journalier, en 1748.

En 1760, Pierre Redon, travailleur journalier, résidant à Rossignol, passe devant le notaire avant de partir dans le régiment de M. de Réveillon. Il se fait remette par son frère aîné, Louis Redon, la somme de 24 livres qui lui est due sur l’héritage de son père et qui sera employée à « avoir des chemises et autres fournitures pour s’équiper pour joindre son régiment ». Puis il fait son testament, lègue 15 livres à sa sœur Catherine, 15 livres au curé de Bézenac pour dire des messes pour le repos de son âme et demande à être enterré dans le cimetière de Bézenac et que les honneurs funèbres lui soient rendus par son héritier, son frère aîné Louis Redon[2]. Le 24 pluviôse an III, Jacques Redon, faiseur de feuillards et habitant de Rossignol, se marie.



[1] Fonds Beaumont-Beynac, archives retranscrites, source privée.

[2] ADD 3 E 8839. Grafeille notaire.

 

 

Chapitre : Le petit patrimoine : cabanes en pierre sèche, fours à pain et croix

 

Les fours à pain

 

 

Vers 1924, le chanoine Souillac écrit : « Il y avait presque autant de boulangeries que de maisons à Bézenac. On ne fait plus ou presque plus de pain à Bézenac. » En réalité ce qu’il appelle boulangeries sont des fours. Il y en avait en effet beaucoup à Bézenac, certains sont encore debout. Nous avons pu en dénombrer au moins 3 à Martel, 1 au Flageolet, 2 à La Redonde, 1 à Cantegrel, 1 à La Coste, 1 à Lauboil(ou Lolmède), 2 à Quatre, 1 à Pinel, 1 à Pégaud, 1 à la métairie du Thon, 1 à La Croix des Forges, 1 à La Couture et 1 à Clos Nègre.

 

Celui de Pégaud existait au début du XIXe siècle. Il était commun à deux habitants de Pégaud : Pierre Lafon et Géraud Bourret.

 

L’histoire de celui de Pinelest mieux connue. Ce four fut l’objet de nombreuses préoccupations à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Le 23 juin 1853, lors d’une séance du conseil municipal, on envisage de le supprimer car « il peut mettre le feu au presbytère (récemment acheté par la commune) auquel il est adossé ».



 
Table des matières

"Bézenac. Histoire et chroniques d'un village"

 

 

 

Bézenac, un balcon au-dessus de la Dordogne

Une société de tout temps très repliée sur elle-même

La Dordogne au niveau de Bézenac

Les berges et le halage

La défense des rives : un problème récurrent

La cale de Bézenac et les projets d’un bac

Les îlots

La Dordogne selon les souvenirs d’André Verdier

 

AU FIL DE L’HISTOIRE

 

 

Les grottes et l’abri magdalénien du Flageolet

La villa romaine de Coustaty

Le Moyen-Age

Les limites de la paroisse jusqu’au XVe siècle et les principaux tènements

Aux XIIIe et XIVe siècles

Au XVe siècle

Les familles tenant Bézenac

L’Ancien-Régime

Les limites de la paroisse au début du XVIIe siècle

Les familles tenant Bézenac

Le domaine ou bouriage de La Couture

Le cabaret de Bézenac au XVIIe siècle

Les guerres de Religion

Le XVIIIe siècle

La Révolution

Le domaine de La Couture après la Révolution

Aux XIXe et XXe siècles

Une communauté essentiellement rurale

L’agriculture et l’élevage

Les aléas climatiques

Chronique municipale

La pratique religieuse aux XIXe et XXe siècles

La guerre de 1914-1918

La guerre de 1939-1945

 

A LA DECOUVERTE DES LIEUX ET DU PATRIMOINE

 

 

L’église et les bâtiments religieux

L’édifice

Les différentes restaurations et modifications

La cloche

Objets mobiliers recensés

La fabrique de Bézenac

Le cimetière

Les presbytères

Les desservants de la paroisse

L’école

Une école quelque peu itinérante

Le projet d’une nouvelle école

L’école privée des filles

Un riche patrimoine castral

Le repaire du Flageolet (XVIIe siècle)

Le château de La Redonde (XVIIe siècle)

Le repaire de Sals (XIVe siècle)

La chartreuse du Thon (XVIIe siècle)

Le château de Panassou (XVe siècle)

Les tènements, lieux-dits et hameaux de Bézenac

Sources et fontaines de Bézenac

La fontaine de la Couture

La fontaine de Pégaud

La source de Panassou (Fontchaude)

La fontaine de Panassou (près du château)

La fontaine du Garrit

Le petit patrimoine : cabanes en pierre sèche, fours à pain et croix

 

Liste des maires

Index des noms de lieux et de personnes

Table des matières

Remerciements



 

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